jeudi, 09 août 2007

Explosion dans une cage d'ascenseur aux Minguettes

Hier matin, un peu avant cinq heures, la cage
d'escalier de la tour 39 du boulevard Lénine aux
Minguettes a littéralement explosé.
Le sinistre serait d'origine criminelle

«L'onde de choc était tellement forte que l'on a cru
que c'était une grenade ou une bombe artisanale. »
Les habitants de la tour du 39 boulevard Lénine, dans
le quartier de la Darnaise à Vénissieux, sont encore
tout secoués. Hier matin, peu avant 5 heures, une
énorme déflagration a fait trembler la tour de quinze
étages. Explosion ? Pas tout à fait. Il s'agissait
plutôt d'un effet de souffle, qui s'est propagé tout
au long de la cage d'ascenseur.

Au point où toutes les portes de l'ascenseur sont
sorties de leurs gonds, sur les quinze étages !

Une tentative d'incendie semble à l'origine du
phénomène. « Un acte grave qui aurait pu prendre des
proportions très dangereuses » estime un magistrat du
parquet de Lyon, qui a diligenté une enquête, confiée
à la Sûreté départementale. Une certaine quantité
d'essence aurait été versée dans la cage d'ascenseur.
Les vapeurs s'accumulant, une simple étincelle aurait
alors déclenché l'explosion.

Du déjà vu
Du bruit, beaucoup de fumée, mais pas de flamme. Les
pompiers, arrivés sur les lieux, n'ont eu qu'à
constater les dégâts. Ils ont également remarqué cette
odeur d'essence qui permettrait d'expliquer le
sinistre. Selon eux, ce type de malveillance se serait
déjà produit.
La piste criminelle est donc privilégiée. Selon Henri
Thivillier, adjoint vénissian à l'aménagement,
l'identité judiciaire a procédé aux premières
constatations hier dans la matinée. Le député maire de
Vénissieux André Gerin a porté plainte auprès du
procureur de la République, dans une lettre où il
déplore cet « acte délibéré dont les conséquences
auraient pu être encore plus dramatiques ».
Les habitants de la tour sont, quant à eux, sous le
choc. Un jeune résidant décrit un « bruit terrible »
qui l'a réveillé en pleine nuit. « C'était
l'apocalypse » poursuit-il. Un autre, excédé, veut
même quitter son logement : « Je ne me sens plus en
sécurité ici. Mon fils est traumatisé, il a pleuré
toute la journée ».


le progres
vendredi 3 août 2007

un grand progrès que le suffrage universel...