L’actualité mondiale quotidienne nous abreuve, depuis quelques temps, de deux sujets intimement liés que sont l’élection du président américain et la crise économique. Il n’est pas question ici de définir le rapport entre ces deux thèmes, mais de les dépasser.
Les médias, et la presse en particulier ont le tort, outre celui de diffuser une pensée trop conformiste, d’être fort manichéens dans leurs analyses. La crise économique est une dure réalité imputable à l’économie marchande ultra-libéralisée, et la tendance politique ou encore moins la couleur de peau d’un nouveau président n’y changeront rien.
L’économie de marché américaine s’est étendue au « monde libre » en raison de la situation mondiale bipolarisée. Ce fut l’établissement du monde des affaires et la toujours plus grande domination de l’économie par les normes et agences financières que nous connaissons. L’instauration du très critiquable Fonds Monétaire International (oui, celui dont le responsable est fortement volage !) ou de la Banque Mondiale en découlent également.
Mais, la guerre froide ne s’achève-t-elle pas en 1990 ?! Bien sûr, et c’est depuis cette date que le géant américain essaye de profiter au maximum de sa situation, en partageant le gâteau ô combien fourni en dollars avec les autres marchés financiers, pour tenter de garder la main mise sur le marché mondial des consommateurs, qu’ils le soient malgré eux ou non.
Or, depuis quelques mois maintenant, nous assistons à un revirement total de situation. Nous sommes en 2008. La guerre froide est terminée depuis bien longtemps, et le « rêve cauchemardesque » du monde unipolaire s’écroule depuis quelques temps.
Comment un système mis en place en raison de la guerre froide peut il encore être d’actualité aujourd’hui ? Il ne le peut pas. Aussi indulgente que soit la géopolitique, elle ne peut pas permettre à un système inadapté de fonctionner éternellement, et fort heureusement.
Les Etats-Unis semblent ne pas avoir compris la leçon, et maintiennent une domination globale par la force politique et militaire comme nous pouvons le constater.
Il nous faut donc tirer de ces conclusions une certaine réflexion. Le système mondial est en train de muer. À en croire les plus éminents spécialistes, tel E. Hobsbawm dans Les enjeux du XXIème siècle ou plus récemment dans un extrait du Déclin des Empires, le monde qui est en train de se recomposer sera multipolaire.
Ce système économique montre ses limites, nous en connaissons à présent les causes, et celles-ci nous prouvent que ce n’est pas une simple crise de l’économie, ou encore sa remise en question, mais un véritable besoin de changement qui doit passer par la ré-humanisation des échanges, de l’économie, condition sine qua non au bon déroulement de ceux-ci, à la responsabilisation des Etats, c’est-à-dire à leur indépendance (et non pas à leur autarcie, la nuance est trop souvent inassimilée).
Ces valeurs naturelles pour lesquelles nous luttons au quotidien sont les seules à proposer une autre façon, correcte, concrète, de dépasser la spéculation irréelle et la globalisation à tout va. Le système a lui-même tranché le maigre fil qui retenait l’épée de Damoclès se trouvant au dessus de sa tête.
Une fois de plus, les événements démontrent que les idées qui sont nôtre sont à même de répondre au besoin des Françaises et des Français, à contrario du régime républicain où l’état persévère dans son entêtement… soyez réalistes ; pardon, royalistes !
PiGé











