jeudi, 27 novembre 2008

Europe du Droit : un droit à l’oppression !

         

 L’Europe et l’Union Européenne parviennent à habilement dévêtir les états de leur souveraineté politique et économique. Ce n’est pas sombrer dans la perversité que de constater une même perte de capacités en matière juridictionnelle.

          Dans le domaine du Droit, il convient de distinguer la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) -concernant les 47 états du conseil de l’Europe- de la Cour de Justice des Communautés Européennes, cette dernière étant l’organe juridique principal de l’U.E.

 

      La Cour Européenne des Droits de l’Homme siège à Strasbourg et assure l’effectivité de l’application des droits garantis par la convention du même nom.

Compétente pour tous les litiges relatifs aux individus (adoption, homosexualité, dévolution du nom de famille, etc.), elle est saisie une fois les recours devant les juridictions nationales compétentes épuisés.

Officiellement, les arrêts rendus n’impliquent pas une obligation pour les états de s’y conformer. Or, en pratique, ceux-ci sont bel et bien contraints de modifier leur législation sous peine de se voir attaqués de toute part sous couvert de la jurisprudence considérée comme supérieure de cette Cour Européenne. Un extrait de la décision Matthews c. R-U du 18 février 1999 suffit à constater la puissance de l’organe : « Les Etats contractants jouissent d’une ample marge d’appréciation pour entourer le droit de vote de conditions, mais il appartient à la cour de statuer en dernier ressort sur l’observation des exigences du protocole N°1 ».

 

        Si les arrêts de la CEDH laissent une (très) relative marge de manœuvre à l’Etat afin de légiférer, il en est encore plus contraignant en ce qui concerne la Cour de Justice des Communautés Européennes.

Sa jurisprudence (la portée de ses décisions) a tendu à renforcer considérablement le rôle de l’U.E. Et si la constitution de la Vème république se veut être la fondamentale «norme supérieure de et dans l’Etat », nos vaillants gouvernants n’ont pas cru bon de veiller à la souveraineté juridique de notre pays. C’est ainsi que la CJCE a pu affirmer en 1964 dans un arrêt Costa c. ENEL la primauté du droit communautaire, accompagnée d’un effet direct et de la compétence exclusive au profit de la communauté dans un arrêt Les Verts de 1986.

 

         L’Etat n’est donc plus maître des décisions qui s’appliquent sur son territoire… En prétendant transférer des compétences, cette cour s’attribue un droit arbitraire, et donc illégitime. Elle affirme la prééminence d’un droit communautaire sur les droits nationaux, et utilise pour cela une technique semblable à celle qui dérive de la théorie des compétences implicites -provenant, aussi étonnant cela soit il…. de la cour suprême américaine ( !)- pour accroitre les pouvoirs de l’Union.

Cette autorité européenne produit grande quantité de normes, dont les principales sont émises sous la forme de directives et de règlements. Ces derniers sont des prescriptions générales, directement applicables sur le territoire des états sans que ceux-ci puissent tenter une quelconque forme de transposition. Quant aux directives, elles déterminent des objectifs tout en laissant chaque état libre du choix des moyens mis en œuvre afin de les réaliser. Si elles ont su laisser une certaine marge d’appréciation aux « autorités nationales » (sic), celles-ci deviennent de plus en plus concises au fil des années et réduisent d’autant  plus les possibilités étatiques en matière de législation. 

Ces deux types de normes, pour ne pas oser les qualifier du substantif « lois » qu’elles méritent, pèsent plutôt lourd dans l’ordre français : le Secrétariat Général du gouvernement estime que la proportion du droit communautaire dans la production législative représente environ 75 % des textes nouveaux ! En outre, chaque année, le Conseil adopte plus de 600 règlements et une centaine de directives, sur proposition de la Commission européenne.

 

        Alors, osons scander la vérité : non, l’Etat républicain et ses Grands Vizirs ne sont plus souverains. En fuyant leurs responsabilités, en délaissant des compétences inhérentes à l’Etat-Nation qu’est la France, les eurocrates participent à l’affaiblissement d’un des piliers de la nation qu’est le Droit.

Outre la préjudiciable perte d’indépendance, c’est aussi un déclin du savoir faire.

Ces représentants qui ne sont pas les nôtres prouvent une fois encore la fragilité de l’Etat républicain, où la constitution écrite, Grande Norme Protectrice (!), s’est vue à maintes reprises révisée. Bien sur, la faute est toujours rejetable : sur la machine Europe pour les uns, sur leurs prédécesseurs pour les autres, ou encore à la fatalité de la globalisation. Mais ces symptômes sont ceux d’un état fragile, friable et soluble dans la technocratie : Ils sont consubstantiels à l’irresponsabilité  et la dépendance des agents étatiques.

Ne soyons pas fatalistes : Une autre Europe est possible, celle d’Etats puissants et indépendants, où chacun dispose de son propre droit, et n’est pas soumis à l’ingérence d’un agent illégitime né de traités chimériques.  Ce n’est pas une entité soumise et dépendante que nous voulons, mais une France indépendante et libre dans ses choix de coopération bilatéraux.

                                           

  PiGé

mercredi, 26 novembre 2008

Lisez AFE-BLOG.COM !

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mardi, 25 novembre 2008

Vu à Lyon


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mardi, 18 novembre 2008

Vers une refonte géopolitique mondiale ?

18 novembre 2008

     http://www.actionfrancaise.net/images/militantisme/affiches/sra_liberalisme.jpg L’actualité mondiale quotidienne nous abreuve, depuis quelques temps, de deux sujets intimement liés que sont l’élection du président américain et la crise économique. Il n’est pas question ici de définir le rapport entre ces deux thèmes, mais de les dépasser.
Les médias, et la presse en particulier ont le tort, outre celui de diffuser une pensée trop conformiste, d’être fort manichéens dans leurs analyses. La crise économique est une dure réalité imputable à l’économie marchande ultra-libéralisée, et la tendance politique ou encore moins la couleur de peau d’un nouveau président n’y changeront rien.

     L’économie de marché américaine s’est étendue au « monde libre » en raison de la situation mondiale bipolarisée. Ce fut l’établissement du monde des affaires et la toujours plus grande domination de l’économie par les normes et agences financières que nous connaissons. L’instauration du très critiquable Fonds Monétaire International (oui, celui dont le responsable est fortement volage !) ou de la Banque Mondiale en découlent également.

     Mais, la guerre froide ne s’achève-t-elle pas en 1990 ?! Bien sûr, et c’est depuis cette date que le géant américain essaye de profiter au maximum de sa situation, en partageant le gâteau ô combien fourni en dollars avec les autres marchés financiers, pour tenter de garder la main mise sur le marché mondial des consommateurs, qu’ils le soient malgré eux ou non.
Or, depuis quelques mois maintenant, nous assistons à un revirement total de situation. Nous sommes en 2008. La guerre froide est terminée depuis bien longtemps, et le « rêve cauchemardesque » du monde unipolaire s’écroule depuis quelques temps.
Comment un système mis en place en raison de la guerre froide peut il encore être d’actualité aujourd’hui ? Il ne le peut pas. Aussi indulgente que soit la géopolitique, elle ne peut pas permettre à un système inadapté de fonctionner éternellement, et fort heureusement.
Les Etats-Unis semblent ne pas avoir compris la leçon, et maintiennent une domination globale par la force politique et militaire comme nous pouvons le constater.

     Il nous faut donc tirer de ces conclusions une certaine réflexion. Le système mondial est en train de muer. À en croire les plus éminents spécialistes, tel E. Hobsbawm dans Les enjeux du XXIème siècle ou plus récemment dans un extrait du Déclin des Empires, le monde qui est en train de se recomposer sera multipolaire.
Ce système économique montre ses limites, nous en connaissons à présent les causes, et celles-ci nous prouvent que ce n’est pas une simple crise de l’économie, ou encore sa remise en question, mais un véritable besoin de changement qui doit passer par la ré-humanisation des échanges, de l’économie, condition sine qua non au bon déroulement de ceux-ci, à la responsabilisation des Etats, c’est-à-dire à leur indépendance (et non pas à leur autarcie, la nuance est trop souvent inassimilée).

     Ces valeurs naturelles pour lesquelles nous luttons au quotidien sont les seules à proposer une autre façon, correcte, concrète, de dépasser la spéculation irréelle et la globalisation à tout va. Le système a lui-même tranché le maigre fil qui retenait l’épée de Damoclès se trouvant au dessus de sa tête.
Une fois de plus, les événements démontrent que les idées qui sont nôtre sont à même de répondre au besoin des Françaises et des Français, à contrario du régime républicain où l’état persévère dans son entêtement… soyez réalistes ; pardon, royalistes !

PiGé

mercredi, 12 novembre 2008

Insurrection : novembre


Au sommaire:

- La cinquième constitution, par Reinelde Maes

- Les conséquences politiques de la crise par Pierre Carvin

- Etre Royaliste à Nanterre, par Raymond James d’A

- Quelques jours avant le 3 novembre par V.Chalmel

- Dossier: Démocratie virtuelle, la vie par procuration

- Sortir de l’Union Européenne

Populistes Anglais contre bureaucrates européens, par Pierre Carvin

L’Europe des strates, par M. de Vault

- La “profondeur stratégique” pakistanaise, par S. de Kerrero

- Penseur moderne: J-J Rousseau, par Frédéric Traum

- Formation d’AF: Politique d’abord et empirisime organisateur, par D. Julien

- Bibliographie du mois

- militantisme

dimanche, 09 novembre 2008

Souriez vous êtes fliqués


vendredi, 07 novembre 2008

Compte-rendu : cercle du 6 novembre

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Le cercle du jeudi 6 novembre portait sur l'Union Européenne, son avenir et ses alternatives.

Notre intervenant a rappelé les fondements de la construction européenne et son Etat actuel. La réflexion  : la France aurait-elle été touché par la crise économique actuelle si elle n'avait pas été membre de la zone Euro a été suivie d'un débat animé.

Une quinzaine de personnes s'était réunis pour ce deuxième cercle étudiant de l'Action Française de Lyon, de nouveaux militants et toujours la même ambiance d'Action Française tout au long de la soirée.

lundi, 03 novembre 2008

Lancement de la fédération Rhône-Alpes !!!

Lancement de la fédération royaliste de Bourgogne Rhône-Alpes dont la section de Lyon fait partie.

 


Création de la fédération royaliste de Bourgogne et Rhône-Alpes;

Suite aux fortes mobilisations royalistes à Saint-Étienne, Dijon, Lyon puis enfin à Grenoble; l'Action Française a décidé de regrouper ses fédérations de Bourgogne et de Rhône-Alpes au sein d'une même structure afin de réaliser une meilleure coordination de nos manifestations et de nos prochaines réalisations.

La fédération d'Action Française Rhône-Alpes Bourgogne rassemble structures adultes et étudiantes, chaque fédération est représentée par son délégué au Comité régional et choisie les orientations futures de la structure interrégionale présidée par le délégué régional.

C'est suite au formidable succès de la fédération de la Loire Forez puis aux rendez-vous de l'année 2008 de Lignières au Camp Maxime Real del Sarte rassemblant plus de 100 participants et de Jambles avec la traditionnelle fête de la St Michel que le lancement de la fédération a eu lieu à Lyon le Vendredi 10 Octobre. Les 25 cadres et membres du Comité régional de la fédération étaient présents pour ce lancement ou la ligne politique et les grands rendez vous furent fixés.

Notre engagement royaliste prend un sens encore plus particulier dans  ces temps de troubles et de crises, l'instauration de la monarchie en France apparaît de plus en plus comme une absolue nécessité et ce afin de garantir la stabilité de la France et les libertés de ses citoyens.

Dés aujourd’hui vous pouvez prendre contact avec une structure de l'Action Francaise adulte et-ou étudiante près de chez vous en Bourgogne et en Rhône-Alpes. Vous serez informés de chacune de nos manifestations et de nos rendez-vous partout dans nos régions via notre site Internet.

http://afe-rab.hautetfort.com

Pour la France, le Roi

Le Comité régional de l'Action Française Rhône-Alpes et Bourgogne

Les status de la section de Lyon au sein de la fédération:

Action Française Etudiante Lyon

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Secrétaire général: Pierre Richard

Responsable militantisme: Pierre Grand

Responsable formation: Brice Milza

Responsable communication: Carole Nozière et Jean Constans

 

Coordonées:

@: lyonroyaliste@gmail.com

Tél: 06-45-76 -93-55

Compte rendu soirée hommage

Ce Dimanche 2 Novembre de Toussaint, l'Action Française Rhône-Alpes rendait hommage à ses morts ainsi qu'aux morts pour la France à Lyon.

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Une messe était donnée en l'occasion, suivie du vin de l'amitié qui rassembla une quarantaine d'étudiants royalistes et camelots du roi dans une traditionnelle ambiance d'AF.

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La soirée se termina dans un restaurant du centre ville et par un collage.

Hommage aux morts pour la France en ce dimanche, pour ne pas oublier qu'avant nous des milliers d'hommes et de femmes ont lutté pour la monarchie et les libertés. Le flambeau qu'ils ont tenu si longtemps est à présent entre nos mains; tachons de nous en montrer digne et de finaliser notre lutte par l'avenement d'une nouvelle ère. Une ère royale, de libertés et d'unité succédant à 200ans d'oppression.

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