mercredi, 03 décembre 2008

MASCARADE PARLEMENTAIRE

 Voici un petit extrait des débats parlementaires de la journée de ce mardi, à propos de la réforme concernant France Télévisions :

 « On se battra comme des chiens jusqu’au bout » a lancé en sortant de l’hémicycle le député Vert Noël Mamère, qualifiant d’inique la réforme (suppression de la publicité sur France Télévisions, nomination du PDG par le chef de l’Etat).

« C’est un retour de 25 ans en arrière », a ajouté le président du groupe ps Jean François Copé. « Vous n’avez qu’une idée en tête, c’est de faire de l’obstruction ».

« Vous voulez la mort de la télévision publique. Nous la défendons. »

Ces propos ont fait réagir le député ps Christian Paul qui a refusé mardi soir les accusations d’  « obstruction », affirmant que l’opposition faisait en réalité de la résistance contre ce texte. (Source AFP).

 

        Nous savions les hommes politiques élus excellents orateurs, et chacun de nous a pu apprécier les débats parlementaires télédiffusés du mercredi après-midi. Cette mascarade digne des plus folles fourberies de Scapin n’est pourtant pas à minimiser, puisqu’établissant les lois qui nous gouvernent et décide du futur de notre Pays.

        Attardons nous cependant sur l’intense activité à laquelle participent ces élus illégitimes ; Et que l’on ne nous objecte pas que nos propos sont purement imaginaires : ils sont issus de la séance parlementaire décrite ci-dessus. Croulant sous un travail démentiel (sic), les députés ont de grandes difficultés à être présents dans l’hémicycle. Ainsi, seul une vingtaine d’entre eux, dont une majorité Ump/Nouveau Centre assistaient aux débats portant sur la composition du conseil d’administration de France Télévisions. Apprenant la nouvelle, l’opposition s’est empressée d’arriver, au point de menacer la majorité. Quelques appels téléphoniques, et ces messieurs dames de l’Ump quittent leur bureau, leur assiette ou appartement afin de prèter main forte aux leurs. Et que le spectacle continue ainsi de suite, socialistes et députés de droite persévérant dans cette triste comédie, que l’on apparentera plus à une chamaillerie de our de récréation qu’a l’approbation d’une loi suscitant tant le débat !

        Ne disposant pas de la majorité, M Ayrault a demandé la vérification du quorum (présence de la moitié des 577 députés). Demande accordée, puis refusée au ps entre deux suspensions de séances et un changement de président au perchoir. Si l’on nous dupe en présentant un hémicycle assez fourni aux moments de diffusion, rassurez-vous : ces vils gens savent souvent « oublier » d’être présent à la manière d’un étudiant séchant les cours ; sauf que personne ne leur reprochera de ne pas vaquer à leurs occupations pourtant décisives, encore une fois, quant il s’agit de gouverner.  

Pour la petite histoire, la séance a été suspendue après une énième demande, de monsieur Copé cette fois ci, le quorum n’ayant finalement pas été atteint. Mais, chers citoyens, rassurez vous : ceci est le ridicule quotidien des élus républicains. Certains s’étonnent que l’Etat ne puisse parvenir à mener à bien sa politique, quelque soit la majorité au pouvoir. La réponse est pourtant évidente : à mauvais fondements, mauvaise politique. Des élus nombrilistes et absent, régulièrement renouvelés, ne peuvent pas être capables de mener à bien des débats et une gestion saine et durable de l’Etat.

 Paule d'ève

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