vendredi, 12 octobre 2007
L'avenir selon BHL ...
Lu dans le 20 minutes du 12 octobre 2007, ce que peut diluer la presse lobotomisante de masse dans les couloirs des métros et dans les cerveaux des bobos : « Il y a tant de chantiers possibles ! L'internationalisme, par exemple. Ou la réconciliation entre la liberté et l'égalité. Ou l'exportation des drois de l'homme sans tomber dans le néocolonialisme. Ou même la repentance. Je pense même que la honte est une valeur politique noble qui hisse les hommes et les sociétés au-dessus d'eux-mêmes », signé Bernard-Henri Lévy. Ce ne serait pas la première fois que le philosophe autoproclamé nous fait mal au coeur de ses dernières trouvailles. Ce qui est par dessus tout blessant c'est la tribune dont bénéficie la BHL Corporation pour vendre un peu de sa bien-pensance et quelques concepts naïfs (on connaît la dangerosité de la naïveté en politique).
BHL nous apporte alors sa vision des chantiers d'avenir. Commençons par l'internationalisme.Nous n'irons pas jusqu'à taxer le philosophe-milionaire d'être un colporteur trotskyste, cela lui confererait un fond politique que nous ne lui reconnaissons pas. En revanche, nous connaissons bien l'internationalisme ici évoqué, celui de la finance internationale et des groupes tentaculaires mondiaux qui se justifient sous couvert de « paix mondiale », d'ouverture et d'une globalisation qui serait inévitable. Le mondialisme financier, un avenir ? Au regard de 50 ans d'un processus de destruction des nations, d'atomisation sociale par les FMN puis par leurs très soumises instances politiques supranationales, de destruction culturelle et d'exploitation des pays pauvres par un sponsoring migratoire scandaleux, nous pouvons légitimement nous interroger.
La « réconciliation entre la liberté et l'égalité », BHL serait donc un des derniers à croire en la réalité politique de la première alors que tant de génocides ont été fait en son nom (Staline, Guevara, Castro sont les plus grands artisans de la Liberté) ; quant à la seconde, elle est d'un flou dangereux, acceptable en principe, elle est inconcevable en fait. La réconciliation du vide est ... le vide. Le problême de concepts creux est que chacun les remplis de ce qu'il désire tout en paraissant sincères.
L'ami Bernard, occidental culpabilisant qui s'inquiète de l'existence d'une humanité pauvre – là-bas très loin – depuis l'une de ses luxueuses résidences secondaires, nous apprend que « la honte est une valeur politique ». Nous connaissions la nécessité du réalisme, de la justice, de la continuité en politique, nous apprenons désormais qu'une posture honteuse est désormais le moyen de " hisser les hommes au dessus d'eux-mêmes ". Partant de là, plus de légitime fierté nationale, plus de patriotisme, répandons à la face du monde l'aveu de notre barbarie coloniale, de notre fascisme, de notre sombre histoire et battons notre coulpe. Là le vase déborde. Parce qu'une histoire nationale se forge dans le sang et dans l'effort, qu'elle se construit par le meilleur de chacun, parce que la nôtre malgré des errements certains se caractérise par une grandeur civilisatrice dont elle n'a pas à rougir, pour tout cela nous ne permettons pas à BHL de la baffouer.
La meilleure attitude face à BHL est l'oubli me direz-vous ... mais le mensonge ne s'oublie pas, il se combat.
16:17 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhl, lévy, internationalisme, égalité, liberté


